Que fait-on à Haïti?

Pour commencer, j'ai cette question qui me préoccupe: c'est quoi le but de la vie? Ou encore la vie a-t-elle un but, un objectif?

Pour répondre cette question, diverses approches peuvent être sollicitées. Selon que l’on choisit le spiritualisme, le matérialisme, et tant d'autres. Donc, d'après diverses réponses que j'ai pu trouvées, on définit l'objectif de la vie humaine sur la terre, comme la quête du bonheur, du bien-être.

Par conséquent, pour arriver à atteindre ce bonheur, ce bien-être, on met en scène notre capacité personnelle ou collective. De ce fait, le bien-être humain c'est de pouvoir jouir pleinement de sa vie tout en assurant la sauvegarde matérielle et immatérielle des ressources pour les générations futures.

Du coup, la vie ou encore le concept de bien-être humain est vu comme étant un patrimoine, à la fois matériel et immatériel, qu'on doit utiliser à bon escient et pour ensuite la sauvegarder.

En fait, pour aboutir à l'objectif de l'accomplissement de la vie de l'être humain, dans le souci d'arriver à ce bonheur ou ce bien-être, des besoins fondamentaux doivent être satisfaits. La vie, en soi, est constituée d'un ensemble de besoins. On retrouve, principalement, deux groupes de besoins: les besoins primaires et les besoins secondaires. D'abord, il y a les besoins primaires qui sont des besoins physiologiques, notamment: boire, manger, respirer, se baigner, etc… Le besoin d'avoir. Puis on retrouve les besoins dits secondaires, à savoir les besoins psychosociaux… Le besoin d'être.

En effet, au regard de l'approche humaniste (une vision positive de l'être humain) du psychologue américain Abraham Maslow, il est définit une hiérarchie des besoins.

Donc, différentes étapes manifestant les besoins de l'homme dans une société. On retrouve une pyramide des besoins comme suit:

Selon Abraham Maslow, les besoins fondamentaux ou en bas de la hiérarchie sont prioritaires que les autres. Autrement dit, selon cette dite théorie, il est obligatoire d'accomplir chaque étape selon l'ordre établit des différents besoins au niveau de la pyramide. On ne peut satisfaire un besoin sans répondre à l'étape précédente.

Nous n'allons pas faire de commentaire sur cette théorie des besoins... Ce n'est nullement notre objectif. Nous nous dirigeons, de préférence sur leurs réalisations.

Toutefois, pour arriver à la satisfaction des différents besoins dans la vie, les sociétés ou les communautés définissent ou élaborent diverses lois, divers règlements, diverses activités transversales visant à faciliter le bien-être des citoyens et citoyennes.

En ce sens, on peut noter les lois qui réglementent les rapports: social, politique, économique des gens. Les lois qui réglementent leurs droits ainsi que leurs devoirs. Il y a le droit à l'éducation, le droit à la vie, le droit à la santé, et tant d'autres… En ce qui a trait aux devoirs, nous avons le devoir de respecter les biens publics, le devoir d'aimer son pays, etc…

Tenant compte de tout ce que l'on vient d'avancer précédemment, osons nous nous poser cette question: QUE FAISONS NOUS EN HAITI?

C'est une question, je suppose, plusieurs personnes se la posent... Vous êtes jeunes ou non. Vous êtes [bourgeois] ou pauvres. Vous chômeurs ou non. Vous citadins ou non. Peu importe ce que vous êtes...

Et chacun essaiera de trouver ou non une réponse...

Certains répondront: euh, nous faisons pleins de choses en Haïti. C'est un pays très libre, très facile à vivre, il suffit d'avoir des [certaines] relations... [Ayiti pam nan diferan]

D'autres pourront dire: Ah, Haïti-là, c'est une vie de m😞rd😞... [yo mèt bay blan dirijel]. [On en a rien à f😞utre…]

Quelques-uns diront: on ne peut plus parler de ce pays avec fierté et l'orgueil d'autres fois… On a tout perdu de ce peuple qui a marqué [l'histoire mondiale]…

Bref, chaque haïtien, haïtienne aura son lot de réponse à partager sur la question. Et chaque citoyen, citoyenne est concerné... La plupart des réponses seront négatives, pessimistes, on ne peut se voiler la face…

Nous sommes dans un pays où tout laisse à désirer.

[La vie, de manière générale, la santé, l'éducation, la justice, le respect patriotique, la politique, la sécurité, l'environnement, le respect humain]…

Par conséquent, peut on oser dire que l'on vit dans ce pays?

De jour en jour, la situation devient plus effrayante... On assiste au règne du banditisme, le viol, la violence, le vol, le non-respect du trésor public, dilapidation de fonds publics, des crimes, des assassinats....

Revenons à la théorie d’Abraham Maslow parlant de la satisfaction de chaque besoin suivant des étapes définies. Faisant parti des pays les plus pauvres du continent américain, où plus de la moitié de la population ne peut répondre à ses besoins primaires, les besoins élémentaires, physiologiques, comment pouvons-nous atteindre les autres étapes de la hiérarchie des besoins? Ou encore, sommes,-nous condamnés à lutter pour des besoins primaires sans jamais atteindre d'autres étapes menant au bien-être, au bonheur?

La vie étant un phénomène transversal, un problème peut être générateur de différents autres. Cela sous-entend que le problème de la pauvreté, de la faim, de la misère au niveau de la population ne sera pas sans conséquence et, donc il engendrera d'autre comme celui de l'insécurité, du vol… .

Donc, avec comme conséquence l'insécurité, le vol, le viol, devons -nous oser dire que même avec la satisfaction des besoins primaires, certaines personnes n'atteindront pas le bien-être ou le bonheur?

Je ne considère pas la hiérarchie des besoins de Abraham Maslow comme étant l'unique approche d'atteindre le bien-être ou le bonheur, mais j'essaie de comprendre que le bien-être, ce sentiment, ce n'est pas une chose qu'on jouit ou l'on obtient de manière individuelle... Le bien-être ou le bonheur, dans une société c'est une affaire collective... Il n'y a pas ou n'aura pas de bien-être pour quelques-uns et rien pour d'autres. Le bien-être est un sentiment partagé et épidémiologique...

Alors, mesdames, messieurs, haïtiennes, haïtiens, que faisons-nous par ici???